C'est lundi, que lisez-vous ?




Après 5 mois de lectures infructueuses, démarrées mais jamais achevées, je reprends enfin espoir. Une valeur sûre ?




 CE QUE JE LIS ACTUELLEMENT

Outlander, tome 3: Le voyage de Diana Gabaldon





Et vous? Que lisez vous??

Week-end à 1000 #16 - Du 11 au 13 Novembre 2016 by LiliBouquine

   Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas prêté à l'exercice du Week-End à 1000, organisé par LiliBouquine, et j'avoue que cela m'avait manqué.
   Je réitère donc l'expérience pour cette 16ème session. Pour vous rappeler le concept: Le principe est de lire 1000 pages en un week-end, du vendredi 19h, au dimanche jusqu’à minuit. L'idée porte avant tout sur le fait de se faire plaisir et de se consacrer principalement à la lecture, si on atteint les 1000 pages, c'est encore mieux.

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Cette fois ci, je tente 1030 pages pour ce week-end, avec:


CAPTIVE, les nuits de Shéhérazade de Renée Ahdieh
448 pages
AETERNIA, tome 2: l'envers du monde de Gabriel Katz
448 pages
LES ANGES ONT LA MORT AUX TROUSSES, de Sophie Jomain & Maxime Gillio
134 pages 



The Book of Ivy, tome 1 de Amy Engel


Auteur: Amy Engel
Édition: Lumen
L'histoire: Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.
J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera. 
Ma note: 10/10





Quelle bonne surprise!
En principe, je n'ai qu'une seule véritable exigence avec les dystopie: l'originalité! Qu'elle sorte des sentiers battus, que ce ne soit pas un énième re-pompage d'Asimov et co en somme.
The Book of Ivy rempli le contrat, mon contrat. Car avouons le, cet avis sera tout aussi purement subjectif que les précédents.
Donc il rempli le contrat, et de loin. Par l'intensité donnée aux deux principaux protagonistes, car tout tourne légèrement autour d'eux dans un premier temps. Ils sont notre point d'ancrage et ressemblent peu aux "héros" auxquels nous sommes habitués.

J'ai aimé la cohérence du personnage d'Ivy, de par son raisonnement, son cheminement intellectuel et émotionnel. Les réflexions et Bishop, leurs conversations, les liens qui se tissent avec réalisme.
On sent que l'auteur avait à cœur que ces deux personnages apprennent à se connaître et à s'apprécier sans qu'il soit question d'une amourette classique et déjà vue, bien loin des standards téléphonés que l'on voit venir à dix mille ( ce qui ne sous entend pas qu'on ne voit pas venir celle-ci hein ).
Non, là, il n'est pas question d'un coup de foudre et de tout son schéma habituel. Si je n'ai rien contre ce procédé de base, je reproche simplement le fait que les couples formés par ce biais existent par ce seul tenant. Des sentiments réciproques qui popent de nulle par et dénient les personnalités propres de chaque personnage dans un premier temps.

Mais je m'égare. Le contexte de l'histoire est également très intéressant. Comme c'est un premier tome, nous sommes aux prémices de la découverte, et il donne envie d'en apprendre plus sur les tenants et les aboutissants, sur ce fameux "autre coté" de la barrière, etc.
Tél un précepte cartésien séparant le bien du mal. Le blanc du noir. À l'image de la soeur d'Ivy qui semble incapable de configurer la réalité en demi-teintes.

Nous découvrons tout l'univers de cette dystopie du point de vue d'Ivy. Si nous sommes à même de nous faire notre propre opinion sur ce que nous en apprenons, nous sommes rangés au même niveau qu'Ivy, car des tas d'éléments restent encore très flou - premier tome, tout est normal.
La seule figure qui semble bienveillante et sensé dans tout ce petit monde brut, nous apparaît être: Bishop.
Par son coté droit, juste, réfléchi et surtout incroyablement gentil. 
qui a dit que les gentils étaient ennuyeux, que seuls les bad boys avaient de l’intérêt? Que seuls les types enveloppés de mystère et de tourmente valaient la peine ?

Bishop tire la couverture à lui de la plus désarmante des façon: sa simplicité.

Une simplicité qui ne le rend pas lisse, mais sait lui offrir creux et reliefs. Un héros de roman comme on en lit peu et on voudrait en lire plus souvent.
Pour cette première partie, je suis entièrement conquis.



«Peut-être qu'on attend trop de la liberté. La liberté, on l'avait avant la guerre. Et regarde où ça nous a menés. »

«Lorsqu'on est conscient d'être manipulé, mais que sa fonctionne, peut-on appeler ça de la manipulation ? »

« L’amour, c’est brouillon, c’est compliqué, et c’est une erreur de refuser sa magie aléatoire. »

«
Il laisse échapper un soupire, s'avance d'un pas vers moi. L'entrée est si étroite que je me retrouve immobilisée entre le mur et son corps, la chaleur émanant de lui ondoie par vagues.
Ouais, dit-il d'une voix basse. Je ressens des choses.
Ses yeux verts sont brûlants. C'est l'émotion la plus intense que je ne lui ai jamais connue, et j'ai du mal à respirer pleinement tant mes poumons sont compressés par la tension.
C'est justement ça le problème, Ivy. Je veux que tu les ressentent aussi. »
 

Intérêts: Bishop, le contexte dystopique, le cheminement d'Ivy.
Regret: Peu d'éléments révélés sur le contexte de la dystopie justement.

Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain


Auteur: Sophie Jomain
Édition: Pygmalion
L'histoire: "On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.
La dépression.
Ma faiblesse.
Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.
J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois.
Le 6 avril 2016.
Par euthanasie volontaire assistée."





Il y a des livres qui vous mettent en pièces. Littéralement. Vous le sentez dans vos tripes froissées, votre gorge nouée par les larmes, vos yeux embués.

C'est la première fois que je fais la chronique d'un livre de Sophie Jomain, pourtant j'ai lu toutes ses œuvres... ou presque (je n'ai pas encore lu les deux derniers tomes des étoiles de Noss head, par simple volonté de ne pas en voir la fin). C'est un exercice délicat selon moi car, j'ai chaque fois sa plume en adoration et elle est la première auteure française à avoir su m'affliger et me faire rêver autant de fois par l'émotion qu'elle sait communiquer. 
J’éprouve tellement d'adoration et de respect pour ce qu'elle est capable d'écrire que je m'en voudrais de faire le moindre faux pas dans ma critique.

Je n'aurais jamais imaginé commencer par un sujet aussi sérieux. L'euthanasie volontaire assistée. On en vient à s'interroger sur notre propre rapport à la mort si on ne l'avait déjà fait. Et à notre propre ressenti sur la question de la dépression qu'on l'ait connue ou non. Chacun-e est différent-e, chacun ressent différemment et est plus ou moins conscient de ce qui est bien ou non pour lui-elle.

Ici nous rencontrons Camille, elle vit avec la dépression depuis qu'elle est toute jeune et la douleur et les maux qui l'accompagnent sont devenus insoutenables, au point qu'elle a décidé de mourir, par euthanasie volontaire assistée.
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, au fur et à mesure des mots, des lignes, des paragraphes, je saisis que tout ce que décrit Camille est plus que réel, plus que palpable, comme une noyade sans fin qui refuse de vous achever. La dépression, ce mal invisible qui grignote chaque jour le peu d'énergie et d'espoir glané ça et là.
Souhaiter mourir pour ne plus avoir mal. C'est d'une logique implacable. Quand on le vit. Mais pour les proches et l'entourage c'est une tout autre paire de manches. qui sommes-nous pour juger pourtant. Peut-on se targuer d'être à la place de l'autre? D'avoir mal à sa place? Qu'il est seulement question de volonté pour aller Mieux?

La volonté. C'est un argument culpabilisant ressorti à toutes les sauces que le dépressif est sur d'entendre au moins plusieurs fois dans sa vie. Comme si la volonté était vendue par paquet de dix dans les supermarchés. Ce livre ne juge pas, il n'a pas de volonté moralisatrice. Il est comme un message de paix et d'amour sur ce qu'il est possible de faire et d'accepter pour que la douleur s'apaise enfin. La volonté peut prendre plus de formes qu'on ne le croit.

En lisant ce roman, j'ai du m’arrêter à de nombreuses reprises. Pour respirer. Plus les pages tournent plus on s'attache à Camille, même si on a envie de la secouer à certains moments, sa lucidité nous désarme, et même lorsqu'on connait le mal qui la ronge, on voudrait qu'elle ouvre les yeux sur cet infime espoir encore existant, qu'elle se batte. Encore un peu.
Je devine que la fin est ouverte. Mais elle me laisse frustré, sans doute parce que personnellement je peux pas demeurer dans l'incertitude. Y a-t-il de l'espoir? J'ai besoin de réponses. 
Je sais que c'est un livre coup de cœur. Littéralement. Il a fait palpiter le mien à de nombreuses reprises. Camille m'a tellement parlé parce qu'elle ressentait.
Lorsqu'on le referme "La nuit devient jour" résonne encore longtemps. Je ne serais probablement pas capable de le relire un jour. Je suis tenté de le caché au fond de ma bibliothéque comme s'il n'avais jamais existé comme si la douleur n'avait pas été réelle, comme Camille ferait. Fuir. Mais c'est un roman trop important pour qu'on l'oublie. J'imagine la volonté qu'il a fallu à Sophie Jomain pour achever une telle œuvre.
Merci. Merci du fond du cœur.




« Je me concentre sur le grand chêne qui se dresse au bout du sentier et tâche de revenir à des considérations plus terre à terre. Je suis ici depuis quinze jours et je prends conscience que pour la première fois de ma vie, j'ai noué avec quelqu'un d'autre que mes parents des liens fondés sur la sincérité et la confiance. Le Dr Peeters est un homme bien, et même si je suis prise au dépourvu par l’intérêt que je lui porte, je ne doute pas de lui un seul instant. Il me conduira jusqu'au bout du voyage.
C'est certain. »

«
Camille... Je ne connais pas ta souffrance ni ce qui te ronge et te brûle au point de vouloir en finir, mais ne laisse jamais personne décider à ta place. Jamais. Même pas par amour. »
 

Intérêts: Absolument tout.
Regret: Ma propre incertitude.

C'est Lundi, que lisez vous?



J'ai repris ce concept/RDV hebdomadaire via le blog de Alva-Howl, qui l'a repris d'un blog anglais: Book Journey, repris en français d'autres blogueur(se)s, tel(le)s que Galleane. Le but est de répondre à trois questions : Qu’ai-je lu la semaine précédente? Que suis-je en train de lire actuellement? Que vais-je lire ensuite? 


 CE QUE J'AI LU PRÉCÉDEMMENT

Effacée, tome 2: Fracturée de Teri Terry




 CE QUE JE LIS ACTUELLEMENT

Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain





CE QUE JE VAIS LIRE ENSUITE

Charley Davidson, tome 2: Deuxième tome sur la gauche de Darynda Jones






 

Et vous? Que lisez vous??

Les contes du royaume, tome II: Charme de Sarah Pinborough




Auteur: Sarah Pinborough 
Édition: Milady
L'histoire: L'histoire de Cendrillon revisitée, dans une magnifique édition illustrée : prenez cette fois un laquais sous le coup d'un sortilège, deux soeurs affreuses, un bal magique et une romance enchantée... et découvrez l'histoire de Cendrillon telle qu'elle aurait toujours dû exister !

Ma note: 7/10




Sans jeu de mots, je ne suis pas tombé sous le charme de ce second tome. En tous les cas, certainement pas de cette Cendrillon à qui j'ai voulu donner des baffes du début à la fin. si j'ai plus qu'apprécier le traitement de l'auteure, son écriture, son mépris pour les clichés véhiculés par les contes de fées bon enfant et sa folle originalité, l’héroïne m'a pourtant laissé mitigé, de par sa grande soif de superficialité.

Tel est prit qui croyait prendre, avec Sarah Pinborough, les méchants ne sont jamais là où on les attends et elle brise une fois de plus les figures héroïques avec goût. En cela elle s'approprie entièrement le conte, il est sien à plus d'une mesure.
J'ai apprécié retrouver le chasseur, je crois pouvoir affirmer que c'est mon chouchou. J'ai aimé en apprendre plus sur lui, découvrir une nouvelle facette de la méchante reine et dans un rôle où je ne l'attendais pas. Encore une fois, le twist de fin la concernant m'a également plu par sa logique, dans un sens, couru d'avance.

En revanche, je suis déçu du choix de l'auteure concernant le destin de l’héroïne principale, à la fois facile et prévisible. Comme si cette fois, Sarah Pinborough se référait aux codes du conte de fées qu'elle tend pourtant à démonter. J'aurais préférer être davantage surpris, sans compter le fait que je n'aime définitivement pas Cendrillon - oui je ne suis pas objectif sur ce point, je l'avoue -

Mais c'est un choix de l'auteur et devant sa plume virtuose et poétique, je m'incline avec grand plaisir. en attendant j'ai hâte de clore cette saga en beauté.


« 
Laisse-moi deviner. Tu veux danser avec le prince, faire en sorte qu'il tombe amoureux, et ensuite vivre heureuse avec lui et avoir beaucoup d'enfants.
Oh oui, répondit Cendrillon en hochant frénétiquement la tête.
Pour la dernière partie, je ne peux rien te promettre, dit la fée marraine en s'octroyant une nouvelle gorgée. Aucune magie ne peut t'assurer le grand bonheur. En revanche, je peux te promettre que tu capteras son attention et qu'il te désirera. Oui, tu l'attraperas ton prince. Mais de ce qui se passera ensuite, je ne peux rien dire à l'avance.  »


« Cendrillon baissa les yeux et découvrit la plus merveilleuse paire de chaussures qu'elle avait jamais vue.
Elles sont en verre ?
Ne dis donc pas de bêtises ! Comment voudrais-tu marcher chaussée de verre ? Elles sont en diamant. »
 

Intérêts: Le chasseur, l'originalité, La plume de l''auteure, le chasseur encore, l'humour...
Regrets: Cendrillon, le choix de l'auteure la concernant à la fin.

Mystic City de Theo Lawrence





Auteur: Theo Lawrence
Édition: PKJ
L'histoire:Aria Rose est l'héritière d'une des plus puissantes familles de Mystic City. Ses fiançailles avec Thomas Foster, le fils des ennemis jurés de ses parents, pourraient sauver la ville de la menace qui gronde dans les bas-fonds. Mais Aria a un problème, elle ne se souvient pas être tombée amoureuse de Thomas ! Hunter, un mystérieux rebelle, semble détenir la clé de ses souvenirs... Aria trouvera-t-elle le courage d'affronter la vérité au péril de sa vie ? De ses choix dépend le salut de Mystic City...
Ma note: 6/10




Appréhender un tout nouvel univers dystopique est toujours une expérience unique. En ce qui concerne Mystic City, on découvre l'univers et l'intrigue pratiquement au même rythme que notre héroïne principale, Aria Rose, alors frappée d'amnésie. Elle reconstitue au fur et à mesure son quotidien et tente de modeler les parties floues de ses souvenirs, ce qui permet au lecteur de se situer en douceur et avec aisance.

La recette Roméo et Juliette est toujours délicate à utiliser, car elle demande toujours plus d'originalité que ces prédécesseurs afin d'éviter les redondances habituelles. En ce qui concerne ce point, je n'ai pas grand chose à reprocher à l'histoire. Elle est logique dans sa retenue d'éléments, car du point de vue d'Aria, tout est à restituer, à recomposer. Peu de matière certes, mais assez de mystères afin de nous donner l'envie d'en savoir plus et de prolonger la lecture. Mieux, on s'attache aux personnages. 

J'ai cependant eu beaucoup de mal avec la famille d'Aria, donc les personnalités changeantes ce sont révélées incohérentes au fil du récit. Dans le trope, dans l'excés, à la limite de la caricature. Vous savez quand le méchant est méchant parce qu'il est méchant mais qu'on ne sait pas pourquoi il méchant. Il a deux pauvres traits de personalités, est lisse et la seule chose qui le définit c'est... Sa méchanceté.
C'est ce sentiment que j'ai au face à la famille d'Aria Rose. Cela m'a quelque peu agacé et fait remettre en question la crédibilité de l'histoire. Tout le nœud de l'histoire, toute sa complexité sonnerait-elle creux au final?
Cela casse le grand tout voulu par l'univers de Theo Lawrence, qui semble s'être attaché à soigner le noyau dur de son récit avant tout. Les personnages principaux, leur quête, leur destin, leurs désirs, ...
À mon sens on ne peut pas se permettre de donner de la substance à certains personnage et en amputer les autres. Ce serait trop facile

Je regrette cependant que PKJ ne poursuive pas l'aventure Mystic City avec Toxic Heart, le second tome, car je suis certain que le récit aurait gagnée en maturité, à l'instar d'un bon vieux malt.
Heureusement, reste la VO.






« Plus loin devant, sous un cercle rouge délavé avec un L en son centre, un jeune Mystique aux cheveux bouclés lève les deux mains bien haut comme pour se rendre.
Sauf que c'est tout le contraire.
L'air commence à tournoyer autour de ses mains, soulevant un flot de poussière avant de se transformer en tornade miniature.
Deux policiers de la ville échangent un regard.
- Qu'est-ce que...?
Mais la tornade noie leurs voix. Elle grossit de plus en plus, puis les avale avec une telle violence que je ne vois même plus ce qui se passe. J'entends bientôt des bruits qui me donnent la nausée: des cris, des craquements. Des morceaux de cadavres se mettent à voler dans toutes les directions. »

«- Je n'ai pas mérité d'être traitée comme ça, Thomas. Je n'ai rien fais de mal.
Il pouffe.
- Non, tu as juste pris du stic sans m'en parler.
- Désolée. Sincèrement. Je ne me souviens pas pourquoi je l'ai fait, mais je devais avoir une raison. Parce que ça ne me ressemble pas. Tu dois bien le savoir... non?
Il se rapproche de moi.
- Tu avais peut-être quelque chose sur le cœur. Je regrette que tu n'aies pas voulu le partager avec moi. J'ai besoin que tu me laisses entrer dans ta vie, Aria. Nous allons nous marier. On ne peut pas avoir de secrets l'un pour l'autre.
Il m'attire à lui. Son geste a quelque chose de forcé. » 
 

Intérêts: La mythologie autour des mystiques, l'intrigue principale.
Regrets: Certains personnages creux, quelques facilités scénaristiques.